Revivez la conférence genre et coopération internationale

Publié le 30/03/2021

Favoriser l'autonomisation des femmes et leur accès à l'emploi dans les projets de coopération internationale

Aujourd'hui dans le monde, 1 femme sur 3 subit des violences physiques ou sexuelles, 70 % des personnes dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour sont des femmes. Celles-ci ont 2 fois moins de chance d'avoir un travail rémunéré à temps plein que les hommes. Leur salaire est environ un tiers inférieur à celui des hommes pour un même travail. Au Nord comme au Sud les inégalités entre les sexes perdurent. On peut citer le rapport OXFAM de 2020 « Celles qui comptent », qui met en lumière la thématique du genre dans les inégalités mondiales.

  • Dans le monde, les hommes détiennent 50 % de richesses en plus que les femmes.
  • Oxfam montre que ce clivage profond s'appuie sur un système économique sexiste et injuste et met en lumière la charge – lourde et inégale – du travail de soin assuré par les femmes et les filles comme une raison tenace des inégalités économiques et de genre. Ménage, cuisine, gestion du budget, soin des proches, collecte de bois et d'eau dans les pays du Sud, la valeur monétaire du travail de soin non rémunéré assuré par les femmes âgées de 15 ans ou plus représente au moins 10 800 milliards de dollars chaque année, soit trois fois la valeur du secteur du numérique à l'échelle mondiale.

Ce rapport d'OXFAM met en lumière le fait que les inégalités entre les sexes sont accentuées par la charge du travail de soin que supportent les femmes, et leur manque d'accès à des emplois rémunérés qui leur permettraient de gagner en autonomie. C'est face à ces constats et à ces chiffres que nous avons décidé de centrer cet événement sur la thématique de la participation des acteurs de la coopération internationale à l'égalité des sexes via l'autonomisation des femmes par le travail.

Le « genre » ou « l'approche de genre » est issu de l'anglais « Gender ». Le genre est un concept sociologique désignant les « rapports sociaux de sexe », et de façon concrète, l'analyse des statuts, rôle sociaux, relations entre les hommes et les femmes. Appliqué aux politiques publiques, le genre a pour objectif de promouvoir l'égalité des femmes et des hommes en prenant en compte les différences et la hiérarchisation socialement construite. On parle aussi en France « d'approche intégrée de l'égalité ». Ce concept d'approche intégrée de l'égalité (gender mainstreaming) a été discuté pour la première fois lors de la « Troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes » organisée en 1985 à Nairobi et est devenu une stratégie des politiques internationales en matière d'égalité entre les femmes et les hommes à la suite du Programme d'action de Beijing adopté lors de la « Quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes » tenue en 1995 à Beijing. 

En 1997, le Conseil économique et social des NU a défini l'approche intégrée de l'égalité de la manière suivante : « intégrer une démarche d'équité entre les sexes, c'est évaluer les incidences pour les femmes et pour les hommes de toute action envisagée, notamment dans la législation, les politiques ou les programmes, dans tous les secteurs et à tous les niveaux. Il s'agit d'une stratégie visant à incorporer les préoccupations et les expériences des femmes aussi bien que celle des hommes dans l'élaboration, la mise en œuvre, la surveillance et l'évaluation des politiques et des programmes dans tous les domaines – politique, économique et social – de manière que les femmes et les hommes bénéficient d'avantages égaux et que l'inégalité ne puisse se perpétuer. Le but ultime est d'atteindre l'égalité entre les sexes ».

Le rôle des organisations de la coopération internationale dans la lutte contre les inégalités de genre

Il est aujourd'hui établi que les économies sont plus résilientes, productives et inclusives lorsqu’elles réduisent les inégalités entre les sexes et soutiennent activement la participation égale des femmes dans toutes les sphères de la vie (Conseil de l'Europe). L'ODD 5 implique en ce sens de réaliser l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

Or, les organisations ne sont pas neutres en termes de genre. Elles reflètent et reproduisent, voire renforcent, à leur échelle les rôles et les rapports sociaux de genre de leur environnement, de la société.

Les acteurs et les actrices de la coopération et de la solidarité internationale ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre ces inégalités entre les sexes, pour favoriser le respect des droits humains, en cohérence avec les ODD (notamment l'ODD 5). Ce rôle essentiel consiste à intégrer le concept de genre dans le fonctionnement des structures, et dans la conception et la mise en œuvre de leurs programmes. En travaillant à l'autonomisation des femmes, notamment par leur accès à l'emploi, on lutte contre les inégalités de genre en général.

Questions directrices 

  • En quoi mettre en place des projets qui favorisent l'accès à la formation et à l'emploi pour les femmes permet leur autonomisation ?
  • Quelles sont les dérives et les limites des initiatives déjà existantes dans ce domaine ?
  • Comment permettre un meilleur accès des femmes à la formation et à l'emploi ?

Objectifs de la rencontre

Les objectifs de cette rencontre sont :

  • Sensibiliser au concept de genre, et à la thématique du genre dans le cadre du travail
  • Réfléchir aux types de projets qui permettent aux femmes de gagner en autonomie, et aux freins au développement de ce type de projets
  • Echanger sur ce qui est déjà fait par certaines structures pour favoriser l'accès des femmes à la formation et à l'emploi

Appliqué aux politiques publiques, le genre a pour objectif de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes en prenant en compte les différences et les hiérarchisations socialement construites.

Les acteurs et les actrices de la coopération et de la solidarité internationale ont un rôle majeur dans la lutte contre ces inégalités de genre, pour favoriser le respect des droits humains de tous et toutes. Ce rôle essentiel consiste à intégrer le concept de genre dans le fonctionnement des structures, et dans la conception et la mise en œuvre de leurs programmes. L’Objectif de Développement Durable numéro 5 des Nation Unies implique en ce sens de réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

En travaillant à l’autonomisation des femmes, notamment par leur accès à l’emploi, on lutte contre les inégalités de genre en général. Dans le monde, 70 % des personnes dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour sont des femmes. Celles-ci ont 2 fois moins de chance d’avoir un travail rémunéré à temps plein que les hommes. Le rapport OXFAM de 2020 « Celles qui comptent », met d'ailleurs en lumière la thématique du genre dans les inégalités mondiales. L'organisation souligne la charge du travail de soin assuré par les femmes et les filles comme une raison tenace des inégalités économiques et de genre.

Programme

Regards croisés : Favoriser l'autonomisation des femmes et leur accès à l'emploi dans les projets de coopération internationale

Avec :

  • Chadia Arab : géographe, chargée de recherche au CNRS, Université d'Angers, Vice-Présidente du FORIM
  • Maïté Vidiani : sociologue, consultante dans le domaine du genre et de l'égalité

A revoir :

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